Belgique Le Botanique Venus Mons Orchestra
Danemark Spot Teitur Ensemble MidtVest
France Eurockeennes Dionysos Synfonietta
Espagne FIB Heineken The Sunday Drivers Amalgama de Castellón
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Un-Pop Classik commence son succès a Bruxelles
12/5/06

La semaine dernière, à Bruxelles, Quatre surprenants concerts ont marqué le lancement de Un-Pop Classik, un projet musical a l’échelle européenne, dirigé par le FIB Heineken. Celui-ci rassemble quatre groupes, quatre orchestres et quatre des festivals européens les plus importants, afin de prouver au vieux continent que le rock et la pop ne sont pas nécessairement incompatibles avec la musique classique.

Le lancement s’est effectué a l’occasion des « Nuits du Botanique » (du 27 avril au 7 mai), premier des quatre festivals organisateur de Un-Pop Classik.

Le 2 mai, date du premier concert faisant partie du projet, les groupes belges et français Venus et Dionysos ont ouvert les festivités, chacun accompagné du Mons Orchestra, en reprenant dix de leurs chansons retravaillées devant un public plus que réceptif : belle récompense pour ce qui représente dix mois de réécriture, travail et répétitions. Le 5 mai, ce fût au tour de Teitur, artiste danois, de prendre la scène et The Sunday Drivers, le groupe espagnol que nous avons choisi de vous présenter.

Le projet révèle alors son intérêt majeur lorsque le public s’aperçoit que les quatre groupes ont tous une approche bien distincte sur comment intégrer un orchestre symphonique dans sa musique.

Venus, tout en restant fidèle a ses habituelles mélodies pop, a su très bien s’accommoder et est allé jusqu’à tirer de sa participation avec l’orchestre une touche rafraîchissante de freejazz. Le groupe en ressort fier de sa performance, un concert surprenant et envoûtant où il a alterné des chansons en solo et d’autres accompagnées de l’orchestre.

Dionysos, lui, a brisé le moule et nous a transporté de notes en notes pendant une heure pour nous prouver que le groupe n’est pas devenu le premier groupe pop/rock de France pour rien.
Avec des arrangements musicaux raisonnant comme s’ils étaient ceux d’Enio Morricone, un décor tout droit sorti d’un film de Tim Burton et une attitude à la Sex Pistols, Dionysos a réussi un vrai miracle : une fusion totale entre le groupe et l’orchestre pour nous faire sauter, danser, crier… et même, à nous membres de l’organisation, à nous arracher une larmichette à d’émotion devant l’incroyable résultat de notre travail commun.
Il est donc dur de choisir un moment particulier sur lequel écrire car ils ont tous été mémorables d’une manière à chaque fois différente. Cependant nous devons souligner ceux-ci :
- Un pogo muet ou les 1500 spectateurs s’entrechoquaient sans faire un bruit.
- Le plongeon de Mathias (chanteur) dans la foule alors que le groupe se rendait hystérique sur scène et que l’orchestre essayait -avec succès- de suivre l’improvisation.
- Quand le chef d’orchestre s’est fait jeter dans la foule et transporter à bouts de bras jusqu’à l’autre extrémité de la scène où Mathias a enfin décidé de le remonter sur scène.

Teitur a, lui, opté pour un concert intimiste et chaleureux et s’est maginfiquement servi de l’orchestre pour donner une dimension grandiose et magistrale aux mélodies de son dernier album. Grâce à son charisme et sa malice, ainsi que grâce a des moments de pure symphonie, les 45 minutes de concert sont passées a une vitesse incroyable.

Enfin, la cerise sur le gâteau a été déposée par les Sunday Drivers qui, une fois de plus, ont démontré qu’ils sont un groupe fait pour la scène.
Nous n’avons pas seulement été gâté par les hits issus de leur dernier album Little Heart Attacks (dans lesquels l’orchestre, composé principalement de cordes, a remplacé le synthétiseur), mais nous avons aussi eu le privilège bien apprécié de découvrir cinq nouvelles chansons, en exclusivité, qui seront incluses sur le prochain album que le groupe est en ce moment même en train d’enregistrer à San Francisco.
Ceux qui connaissent déjà la musique des Sunday Drivers seront certainement surpris et tout ce que l’on peut dire pour l’instant, c’est que la musique du groupe s’inscrit parfaitement dans l’esprit d’Un-Pop Classik.
Le concert des Sunday Drivers a été, sans le moindre doute, le plus entraînant, harmonieux et énergisant de la série, et tout cela seulement avec un orchestre de 8 musiciens. Au FIB, ils joueront avec 24 musiciens… je pense que nous n’avons rien à ajouter.


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